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GP La Marseillaise 2026 : Le Coq signe un coup de maître, le sprint a-t-il tué l’audace ?
Par la Rédaction le 1er février 2026
Contre toute attente, le GP La Marseillaise 2026 a livré un final haletant. Malgré un parcours raccourci et les assauts répétés des attaquants, c’est Bryan Coquard qui a régné sur le boulevard Michelet. Plongée dans les coulisses d’une victoire collective parfaite, symbole d’une formation Cofidis déjà en ordre de bataille et prêt pour sa saison. Le sprint a-t-il définitivement muselé l’esprit d’attaque de la « Première » ?
Le réveil du Coq sous le soleil de Provence
Le 1er février 2026, le GP La Marseillaise a plus que jamais joué son rôle de réveil-matin du cyclisme français. Une édition sous tension, où chaque équipe cherchait à affirmer ses ambitions dans cette première manche de la FDJ United Series (ex Coupe de France). Dans ce jeu d’échecs à 146 km, Bryan Coquard et la Cofidis ont démontré une maîtrise tactique absolue, offrant au « Coq » sa 54e victoire professionnelle. Un succès qui interroge : face à un parcours volontairement moins sélectif, l’audace est-elle condamnée à se briser sur le mur des trains de sprint ?
Une échappée matinale sous contrôle
Comme le veut le rituel marseillais, la course s’est animée dès les premières foulées. Selon nos données et statistiques, le groupe de six hommes – Champion (St Michel), Guernalec (CIC), Molly (Van Rysel Roubaix), Tissières (Elite Fondations), Brookes et Brough (AVC Aix) – n’a jamais bénéficié d’un écart supérieur à 2 minutes. Un contrôle féroce exercé principalement par la Cofidis, déterminée à préserver ses forces pour Coquard, mais aussi par les formations Unibet Rose Rockets et TotalEnergies, soucieuses de leurs propres chances au sprint. Cette échappée, plus symbolique que dangereuse, a été avalée dans l’ascension du Castelet, servant de prélude aux hostilités.
Le coup de poker manqué de Lapeira et la résistance du peloton
C’est à ce moment que la course a basculé dans une phase de haute intensité. Plusieurs équipes, sentant la fragilité de certains sprinteurs, ont mis le gaz dans le Castelet. Résultat : un peloton éclaté et des hommes comme Coquard ou Jeannière (TotalEnergies) momentanément distancés. Mais le scénario rêvé pour les attaquants s’est heurté à une réalité implacable : le vent de face sur le retour vers Marseille. L’offensive solitaire de Paul Lapeira (Decathlon CMA CGM) à 23 km du but, bien que courageuse, était vouée à l’échec dans ces conditions. Son effort aura au moins servi à tendre un peloton déjà nerveux.
Question ouverte pour le débat : Faut-il regretter la suppression de la route des Crêtes, qui aurait pu offrir une base de départ plus solide aux attaquants dans ce final ?
Le dernier baroud d’honneur : Mifsud, Hardouin, Mariault sous la flamme rouge
La véritable étincelle est venue dans les pourcentages finals de la Gineste. Profitant d’un relais hésitant dans le peloton, Andrea Mifsud (Polti VisitMalta), Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix) et Axel Mariault (CIC Nantes) ont placé une accélération sournoise. Pendant quelques minutes, l’exploit a semblé possible. Le trio a compté jusqu’à 25 secondes d’avance, forçant les équipes de sprinteurs à une coordination de dernière minute. C’est finalement le train bleu de la Cofidis, renforcé par des appuis précieux, qui a mené la chasse, avalant les fugitifs sous la flamme rouge. Un baroud d’honneur qui restera comme le symbole de la résistance de l’attaque face à la mécanique implacable des trains.
La mécanique parfaite du train Cofidis et le réveil de Bryan Coquard
Vidéo : Les 3 moments clés à revoir
Pour comprendre cette édition, trois séquences sont à étudier :
À 50 km de l’arrivée : L’accélération dans le Castelet qui disloque le peloton et met Coquard en difficulté. Un moment de panique pour les favoris.
À 5 km du but : L’attaque de Mifsud, Hardouin et Mariault dans les derniers lacets de la Gineste. Le dernier sursaut de l’attaque.
Le sprint final : Le placement irréprochable du train Cofidis et la démonstration de puissance de Coquard, lancé depuis la roue de son dernier équipier.
Une victoire qui lance toutes les saisons
Bryan Coquard succède à son coéquipier Valentin Ferron au palmarès et s’empare du premier maillot de leader de la FDJ United Series 2026. Au-delà du succès individuel, cette victoire envoie un signal fort : la Cofidis est prête, et son leader a toujours la faim. Pour les amateurs de cyclisme pur, cette édition pose une question fondamentale : comment rééquilibrer la balance entre attaquants et sprinteurs sur ce classique d’ouverture ? La réponse devra peut-être venir des organisateurs pour 2027. Une certitude : le GP La Marseillaise 2026 a tenu toutes ses promesses en termes de spectacle et d’intensité.
Classement du GP La Marseillaise 2026
- COQUARD BRYAN, Cofidis les 145,8 km en 3:27:01(42,2 km/h)
- DE SCHUYTENEER STEFFEN, Lotto Intermarché m.t.
- MOLENAAR ALEX, Caja Rural – Seguros RGA m.t.
- BURATTI NICOLÒ, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
- BERASATEGI XABIER, Euskaltel – Euskadi m.t.
- LOULERGUE VICTOR, Groupama – FDJ United m.t.
- DELACROIX THÉO, St Michel – Preference Home – Auber93 m.t.
- BUDZIŃSKI MARCIN, MBH Bank CSB Telecom Fort m.t.
- JARNET MAXIME, Van Rysel Roubaix m.t.
- MARTÍN GOTZON, Euskaltel – Euskadi m.t.
